Ma Tribune sur la
@coordinationrur Quand le pouvoir syndical s’arme : Le virage radical de la Coordination Rurale et ses implications politiques Le 16 octobre 2025, devant la Chambre du contentieux de la Cour des comptes, le ministère public financier a formulé un réquisitoire exceptionnellement sévère contre les dirigeants de la Chambre d’agriculture du Lot-et-Garonne, dirigée depuis plus de vingt ans par des cadres de la Coordination Rurale. Les termes employés sont clairs : « népotisme des dirigeants », « infractions délibérées, répétées et revendiquées », « atteinte grave à l’État de droit », « organisation clanique et familiale ». Le préjudice financier estimé à la charge de la Chambre s’élève à 5,7 millions d’euros. Le ministère public a requis les peines maximales prévues par le Code des juridictions financières.
Le Parquet National Financier (PNF) suit le dossier.
Si la Cour des comptes confirme les responsabilités, le PNF pourra ouvrir des poursuites pénales pour :
favoritisme,
prise illégale d’intérêts,
abus de confiance. Nous sommes devant un dossier potentiellement explosif, qui dépasse le simple cadre disciplinaire. Mais l’affaire n’est pas uniquement financière. Depuis plusieurs années, la Coordination Rurale a vu l’émergence de groupes militants structurés, parfois articulés autour de liens familiaux ou territoriaux, jouant le rôle de bras de pression dans l’espace public. Lors du Salon de l’Agriculture 2024, des militants issus de la Coordination Rurale ont :
forcé les accès du Parc des expositions,
provoqué des frictions violentes avec les forces de l’ordre,
entraîné six interpellations pour violences contre des agents publics. Le virage idéologique est documenté. Dans une enquête du Monde (janvier 2025) :
radicalisation du discours,
proximité croissante avec des élus du RN,
récupération des colères rurales dans des objectifs électoraux,
Une figure de ce courant, Pierre-Guillaume Mercadal, apparaît dans des vidéos tournées en milieu rural, armes visibles, affirmant : « On va devoir se battre comme des chiens. » Ces représentations ne relèvent plus de la revendication syndicale, mais de l’intimidation politique. Depuis l’arrivée de Véronique Le Floc’h à la tête du syndicat, la Coordination Rurale a connu :
la montée de cadres idéologiquement alignés avec la droite radicale,
une stratégie d’occupation de l’espace médiatique confrontationnelle. Ce qui se joue n’est plus seulement agricole. Nous sommes face à :
un syndicat qui gère des institutions financées par l’argent public,
tout en construisant des capacités de pression en rue,
au service d’une stratégie politique structurée. Lorsqu’un syndicat devient acteur de tension, l’État ne peut plus regarder ailleurs. L’enjeu est désormais national :
assurer la transparence totale des Chambres d’agriculture,
prévenir la captation politique des institutions consulaires,
protéger l’expression démocratique contre les logiques de force,
réaffirmer l’État de droit, sans ambiguïté. Car lorsqu’un syndicat commence à s’armer en symbole, en structure et en stratégie, ce n’est plus l’agriculture qu’il défend, c’est le pouvoir qu’il dispute. Plusieurs responsables de la Coordination Rurale ont été candidats ou alliés avec le RN ou Reconquête ces dernières années :
Frédéric Chambon (RN, législatives 2022, Cantal)
Patrice Duché (RN, régionales 2021, Occitanie)
Philippe Gaillard (Reconquête, législatives 2022, Haute-Loire) Ce ne sont pas des interprétations, ce sont des candidatures publiques. Le débat doit donc être clair, la CR n’est pas « apolitique », elle est engagée dans une trajectoire politique assumée. Le porte-parole de la Coordination Rurale Patrick Legras est proche du RN et ne cache pas ses amitiés avec le mouvement nationaliste comme le parti de Orban en Hongrie ou de Matteo Salvini de la Lega
Maurice Martin











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